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Jeudi citoyen : un 2ème rendez-vous tonique

Près de 100 personnes, dont une trentaine de Gilets Jaunes, ont participé ce 10 janvier 2019 au jeudi citoyen organisé à la salle du Prorel de 18h à 20h30. La démocratie participative s'est exprimée dans toute sa vigueur et sa diversité au fil d'échanges francs, directs, parfois vifs, mais empreints de respect.


DES ÉCHANGES RUGUEUX MAIS FRUCTUEUX

Contrastées, vivifiantes et constructives, les discussions ont porté sur le fort des têtes, le Cœur de Ville, ses logements sociaux et son projet de gymnase, l’accès au ski, la chute du bloc des Salettes, les transports en commun, le registre des doléances disponible en mairie et plus largement sur la participation des citoyens au processus décisionnel (voir plus bas QUESTIONS, RÉPONSES & SUGGESTIONS).

A la demande de plusieurs Gilets Jaunes, le maire a accepté l’ouverture d’un grand débat citoyen sur le déneigement. « Mais un vrai débat fructueux, a-t-il précisé. Pas une litanie de « Il y a qu’à…, faut qu’on… ! ». On va organiser dans les semaines à venir des ateliers de travail avec les citoyens, les élus et les agents de la Ville. »

Autre avancée démocratique : l’ordre du jour des prochains jeudis citoyens sera coconstruit. Les habitants pourront demander à y inscrire les sujets de leur choix en les adressant deux semaines auparavant à contact@mairie-briancon, accessible depuis le site internet de la Ville (ville-briancon.fr).

« Merci de créer ces jeudis citoyens, a déclaré Sébastien, membre des Gilets Jaunes. Ce qu’on demande, c’est vital, c’est d’être entendus. » A l’issue de 2h30 de débats animés, les tensions se sont dénouées, instaurant un climat de confiance et de dialogue apaisé. Mickaël, autre Gilet Jaune a « invité toute l’assemblée à venir discuter avec nous les week-ends sur le rond-point de Chamandrin. » Puis les participants, citoyens, élus et agents de la Ville ont prolongé les échanges autour d’un verre dans une ambiance conviviale.

 


C’EST DIT, C’EST FAIT

Comme ils s’y étaient engagés le 13 décembre, lors du 1er jeudi citoyen, les élus et les agents de la Ville ont traduit en actions concrètes des demandes de citoyens :

> un cheminement piétonnier a été tracé entre les portes d’Embrun pour baliser et sécuriser les déplacements

 

 

> un panneau de double sens cyclable a été posé dans le chemin du Barry pour renforcer la sécurité des cyclistes
 

 

> et le centre aéré (C.A.L.M.E) planche actuellement sur la mise en place d’ activités culturelles en écho aux stages de l’école municipale de la Culture.

 


 

QUESTIONS, RÉPONSES & SUGGESTIONS

 

> Fort des Têtes

 
 
Info du maire : le projet n’est pas enterré mais il est reporté car la DREAL (Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) a demandé des compléments d’études environnementales.
Remarque de citoyen : c’est un projet privé, on s’en moque, en quoi ça nous concerne ?
Réponse du maire : ce projet de 60 millions va créer de l’activité, de l’emploi, tout comme le Cœur de Ville. Et l’emploi, c’est essentiel !

 

 

 

> Chute de bloc aux Salettes

 

 

Info de Marcel Ciuppa, élu aux travaux : un bloc de 7 tonnes s'est détaché de la falaise de la Croix de Toulouse le 23 décembre dernier.  Il s'est arrêté 300 m plus bas en amont du cimetière Vauban. Ce site avait déjà connu un évènement similaire en 1997.
Le merlon existant, de 4 à 5 m de haut, va être prolongé sur 150 m de long pour renforcer la protection des personnes et des biens. En attendant le démarrage des travaux, évalués à 350 000 € et précédés d’une indispensable phase d’étude, des panneaux de signalisation alertant sur le risque de chutes de bloc ont d’ailleurs été installés.
Question de citoyenne : pourquoi ne pas interdire l’accès au chemin des fontaines ?
Réponse du maire : parce que la falaise a été inspectée par le service RTM (Restauration de Terrain de Montagne) de l’Office National des Forêts et qu’il n’y a pas de danger d’autres chutes de blocs dans l’immédiat.
Question de citoyen : qui va payer les travaux ?
Réponse du maire : ces travaux sont à la charge de la commune.
Question de citoyen : il n’y aura pas de participation de l’Etat ?
Réponse du maire : on ne peut pas le garantir mais on va la demander.

 

 

> Opération Tous au ski 

Info de Catherine Guigli, adjointe aux solidarités : pour la 3ème année consécutive, l’opération Tous au Ski est reconduite afin de rendre le ski alpin accessible aux personnes défavorisées. Le principe est simple : la CCAS achète des forfaits de 3 heures sur le domaine du Prorel au prix de 30 € et les revend à 10€ aux demandeurs d’emploi, aux bénéficiaires de la carte club, aux allocataires des minima sociaux, aux stagiaires de la formation professionnelle. Pour ceux qui n’ont pas de matériel, le Greta met à disposition gratuitement des skis et des chaussures, à récupérer au service des sports. Et le magasin Francis Sport s'occupe du réglage des fixations à titre gracieux.
Question de citoyen : il y a 30 ans, il y avait un forfait deux heures pour que les Briançonnais puissent skier entre midi et deux. Pourquoi n’existe-t-il plus ?
Réponse de Catherine Guigli : je l’ignore mais on a fait des demandes en ce sens à SCV, l’exploitant du domaine skiable. A ce jour, nous n’avons aucune réponse.
Remarque du maire : les discussions sont serrées avec SCV, ce n’est pas simple. Heureusement, on parvient à obtenir des prix de forfaits intéressants pour nos jeunes.

 


> Les jeunes et le ski

 

Info de Mohamed Djeffal, élu aux sports et aux associations :  la Ville négocie des tarifs avantageux pour les forfaits des jeunes Briançonnais scolarisés : gratuité du forfait saison pour les moins de 6 ans, forfait saison pour les 6-20 ans à 43€ (1300 forfaits ont été délivrés), forfaits pour les 20-25 ans : forfait mercredi, samedi, dimanche à 160 € et forfait saison à 369 €.
Info de Mohamed Djeffal, élu aux sports et aux associations : pour 10€/trimestre, l’école municipale des sports propose des séances hebdomadaires et des stages de ski alpin, de snowboard et de ski de fond.
Info de Fanny Bovetto, adjointe aux affaires scolaires : la mairie prend en charge le transport et l’encadrement des sorties ski dans le cadre scolaire.


 

> Logements sociaux du Cœur de Ville

 

 

Info de Marie-Hélène Ponsart, élue au logement social : 70 logements sociaux vont ouvrir dans le Cœur de Ville en mai 2019 sous le nom de « Résidence des Forts » : 25 T2, 38 T3 et 7 T4.  Ils seront répartis dans 3 bâtiments chauffés par le réseau de chaleur urbain et répondant à des normes de haute performance énergétique. Du coup, la facture énergétique sera bien plus faible que dans les HLM anciens, équipés de radiateurs « grille-pains », où la note de chauffage représente parfois un 2ème loyer.  Les dossiers de demande pour ces logements seront à retirer prochainement au CCAS de Briançon.
Remarque de citoyen : c’est toujours les mêmes qui s’en mettent plein les poches !
Réponse du maire : il n’y a aucune ambigüité dans ce programme. Les logements sont construits par Promofar, promoteur du Cœur de Ville -avec la même exigence que les autres résidences - pour le compte d’un bailleur social, 3F.
Question de citoyen : ce sera la même qualité que dans les autres résidences du Cœur de Ville ?
Réponse du maire : oui, absolument, on a tenu à ce que les occupants des logements sociaux bénéficient du même standing que des locataires lambda ou des propriétaires. Tous les immeubles sont semblables et mélangés. On a voulu éviter la reproduction de grands ensembles, comme aux Cros, qui créent une forme de ségrégation, de ghetto. Notre volonté, c’est au contraire de favoriser la mixité sociale.
Remarque de citoyen : on vous en félicite !
Questions de citoyennes : comment améliorer la qualité des autres logements HLM ? Et pourquoi construire de nouveaux logements sociaux au lieu de réhabiliter les anciens ?
Réponse du maire :
les logements sociaux n’appartiennent pas à la mairie. Ils sont la propriété de bailleurs sociaux, et notamment de l’OPH. Le problème ne porte pas seulement sur l’isolation et le chauffage. Il y a en plus des puces, des blattes. C’est une honte. Ça fait des années qu’on demande des améliorations, qu’on dénonce ce scandale, qu’on envoie des courriers, qu’on relaie les plaintes des locataires. Mais la balle est dans le camp de l’OPH.
Question de citoyenne : y a-t-il un taux de loyers impayés qui justifient l’absence de travaux dans les HLM anciens ?
Réponse du maire : non, les bailleurs sociaux ne perdent pas d’argent, ils pourraient réhabiliter.
Remarque de citoyen : dans le projet initial, il était question de 30% de logements sociaux dans le Cœur de Ville, on est encore loin du compte !
Réponse du maire : d’autres seront construits.
Question de citoyen : et où en est-on de la loi Pinel ?
Réponse du maire : elle est pérennisée grâce au député Joël Giraud.
Question de citoyenne : Vous n’avez pas peur que les vieux HLM s’effondrent comme à Marseille ?
Réponse du maire : Non, il y a des problèmes de chauffage, de propreté mais il n’y aucun défaut de structure dans les HLM de la commune. Il n’y a qu’un seul bâtiment qui menace de s’écrouler à Briançon, dans la Vieille Ville. C’est la raison pour laquelle j’ai pris un arrêté de péril. 
Question de citoyenne : Vous vous voyez vivre au Cœur de Ville, dans le béton, collés les uns aux autres ?
Réponse du maire : on verra le vécu réel à la livraison, puis après, avec la création du parc, le verdissement et le fleurissement de l’écoquartier. On aurait pu faire autrement, sans doute. Si vous le souhaitez, on peut organiser une réunion avec l’architecte de la ZAC, Pierre-Louis Faloci, qui vient d’ailleurs de remporter le grand prix national de l’architecture.
Question de citoyen : mais ce n’est pas trop tard ?
Remarque du maire : il n’est jamais trop tard. Des fiches de lots existent mais on peut discuter. Je vous donne un exemple. En dessous des résidences des Escartons, il y a des terrains communaux mais les propriétaires des logements ignoraient qu’ils avaient empiété sur le domaine public. On aurait pu bâtir des immeubles Cœur de Ville de huit étages au ras de leur propriétés, la commune aurait été dans son droit. Mais on a préféré discuter, faire de la concertation avec les riverains. On a fait des réunions au cours desquelles on a repris les plans pour limiter le désagrément en profilant différemment l’orientation des bâtiments. Il y a toujours de la place pour la discussion.
Question de citoyen : Vous allez organiser des débats ?
Réponse du maire : oui, on a déjà organisé 8 réunions publiques sur le Cœur de Ville mais on peut en prévoir d’autres.

 

> Gymnase

Question de citoyen : où en est le projet de gymnase au Cœur de Ville ?
Réponse du maire : il y a plusieurs années, j’avais sollicité Michel Vauzelle, alors président de la Région PACA, pour la construction d’un nouveau gymnase à côté du skatepark. Il avait accepté un financement à hauteur de 75%. Puis Christian Estrosi lui a succédé, je l’ai relancé, il m’a dit : « Oui, on va voir ». Puis il a démissionné au profit de Renaud Muselier. Je lui ai écrit, je n’ai pas eu de réponse, je suis allé le voir à Serre Chevalier où il skiait. Il m’a invité à Marseille et s’est engagé à hauteur de 65%. Puis plus de nouvelles. Cet été, je l’ai rencontré, je lui ai demandé où en était le financement et il m’a répondu : « Comme tu me tires des flèches dans le dos, c’est fini ! Tu as critiqué publiquement au Conseil départemental l’augmentation du transport scolaire (la Région a fait passer le coût du transport scolaire à la charge des familles de 15€ à 110 €/an), tu as dit qu’on pénalisait les enfants des Hautes-Alpes et tu as voté contre. Donc pas de gymnase ! »

 

 

> Transports en commun

Question de citoyen : pourquoi les bus sont-ils gratuits à Gap et pas à Briançon ?
Réponse du maire : les bus sont payants à Briançon mais des aides existent. D’abord, les employeurs peuvent participer à la prise en charge des abonnements. Ensuite, il existe la gratuité pour les enfants en primaire, les allocataires de minima sociaux, les personnes handicapées ainsi que de nombreux tarifs avantageux pour les jeunes, les demandeurs d’emploi, les seniors…Si on baisse le prix, on perd aussi en qualité. Je vous rappelle que les bus urbains coûtent déjà 900 000 €/an à la Ville, donc aux contribuables.
Remarque de citoyen : pour l’écologie, ce serait bien d’avoir des bus gratuits, les gens utiliseraient moins la voiture.
Réponse du maire : certes mais à Briançon c’est déjà plus économique de prendre le bus que sa voiture.


 

> Démocratie participative

Remarque de citoyenne Gilet Jaune : on voulait parler de démocratie participative. On a identifié des sujets qu’on aimerait soumettre à référendum : transports en commun, stationnement, déneigement. L’intelligence collective permettra de faire avancer les choses. Si on commençait par un grand débat citoyen sur le déneigement ?
Réponse du maire : oui mais alors un vrai débat, pas une litanie de « il y a qu’à, faut qu’on  ».  On fait une réunion de travail, on se retrousse les manches, on se met tous autour de la table avec le personnel du déneigement. C’est un peu facile de les attaquer. A chaque chute de neige, on reçoit du courrier, des coups de fil, tout le monde est mécontent, il faudrait que le déneigement soit terminé chez soi avant qu’il ait commencé chez les autres.
Remarque de citoyenne : vous n’arrivez pas à vous en sortir avec le déneigement. Les trottoirs sont impraticables pour les personnes handicapées et les poussettes. Alors la réunion de travail, c’est quand vous voulez !
Réponse du maire : très bien, c’est noté, on va organiser ce grand débat mais on s’expliquera sur tous les aspects, les coûts, les moyens. C’est dommage que vous ne soyez pas venue au précédent jeudi citoyen car on a déjà largement abordé cette question. Et pour info, l’an dernier, la Ville a déboursé 500 000 € pour le déneigement.
Questions de citoyens : pourquoi avant, quand les agents maniaient la pelle, c’était mieux déneigé ? Pourquoi ne pas investir dans du bon matériel plutôt que donner de l’argent à des entreprises privées ?
Réponse du maire : on investit mais quand bien même, lorsqu’il neige abondamment, que vous devez évacuer des tonnes et des tonnes de neige, vous êtes obligés de faire appel à des prestataires. La question ne se poserait pas si les chutes étaient modérées et régulières. Mais on ne maîtrise pas les précipitations.

 

> Recensement

Info du maire : une nouvelle campagne de recensement va se dérouler du 17 janvier au 23 février.
Remarque de citoyen : on s’est moque !
Réponse du maire : il ne faut pas prendre le recensement à la légère. Les dotations de l’Etat à la Ville, autrement dit une part du budget de la commune, dépendent des résultats du recensement. Il est donc important d’y répondre.


 

> Registre des doléances

 

 

Info d'Aurélie Poyau, adjointe à l’urbanisme : pour répondre aux revendications citoyennes exprimées par le mouvement des Gilets Jaunes, un registre de doléances a été ouvert à l’accueil de la mairie. Tous les citoyens sont invités à y formuler leurs requêtes et propositions.
Question de citoyenne : combien de temps sera-t-il laissé en mairie ?
Réponse d’Aurélie Poyau : tant qu’il se remplira.
Question de citoyenne : c’est seulement pour les doléances nationales ? Ou bien peut-on faire part de doléances locales ?
Réponse d’Aurélie Poyau : vous pouvez y exprimer tout ce que vous voulez.
Remarque de citoyens : comme c’est un cahier à spirales, des gens peuvent retirer des pages.
Réponse d’Aurélie Poyau : on n’y avait pas pensé. C’est trop tard pour changer le cahier mais on va numéroter les pages.
Question de citoyenne : et si on n’a pas le temps de passer en mairie ?
Réponse d’Aurélie Poyau : vous pouvez écrire à la mairie, par courrier ou par email, en demandant que votre doléance soit collée dans le registre.
Remarque de Jacques Jalade, adjoint aux cérémonies : j’ai consulté le cahier, il y a des choses très bien, il y a des choses idiotes. Sur 40 personnes, 3 seulement ont signé. Faites nous l’honneur de mettre vos noms. Il faut porter sa parole jusqu’au bout et sortir de cet anonymat.
Remarque d’une citoyenne : à Cervières, on a laissé le choix aux gens, ils peuvent signer ou s’exprimer anonymement. Parfois, ça facilite l’expression.
Remarque d’un citoyen : personnellement, j’ai perdu la confiance et je ne suis pas le seul. Je pense que c’est pour ça que certains n’ont pas écrit leurs noms.

 


> Prochain jeudi citoyen

Remarque de citoyen : partout, les Gilets Jaunes demandent plus de participation des citoyens. On demande que l’ordre du jour des jeudis citoyens soit inversé, qu’on commence d’abord par les questions/réponses libres avant de passer aux sujets d’information.
Réponse d’Aurélie Poyau : C’est important pour nous de vous informer sur ce qu’on fait, sur ce qu’il se passe dans la ville. La concertation passe d’abord par l’information. Pour discuter, il faut déjà qu’on ait des clés de lecture communes. C’est pour ça qu’on propose un ordre du jour.  Ce que vous pouvez faire, c’est bâtir l’ordre du jour avec nous en y inscrivant des sujets.
Applaudissements
Question de citoyen : comment fait-on concrètement ?
Réponse d’Aurélie Poyau : vous envoyez un email à la mairie au moins 15 jours avant sur contact@mairie-briancon.fr
Question de citoyen : mais où trouver l’info pour les dates des jeudis citoyens ?
Réponse d’Aurélie : sur le site et le Facebook de la Ville, sur les panneaux d’affichage municipal placés à côté de tous containers semi-enterrés. L’info est aussi relayée dans les médias locaux : spots radio sur Radio Imagine et dans le Dauphiné Libéré.
Remarque de citoyen :
merci de créer ces jeudis citoyens. Les infos, on les a. Ce qu’on demande, c’est vital, c’est d’être entendus.

 

Prochaines dates des jeudis citoyens, à 18h, à la salle du Prorel :
> jeudi 7 février, jeudi 7 mars, jeudi 4 avril, jeudi 2 mai, jeudi 6 juin