Les chantiers de l'eau

Depuis 2009, la RBEA devenue EauSHD a modernisé un réseau d'eau jusqu'alors calamiteux  afin de mettre un terme aux ruptures d'approvisionnement, de sécuriser la ressource en eau, de garantir la défense incendie et d'autoriser le développement urbain de Briançon.
 

10 ans de chantiers colossaux

2009 : un réseau dans un état alarmant

Dès sa prise de fonction, l’équipe de Gérard Fromm prend acte de l’état désastreux du réseau, à l’abandon depuis des décennies. Les canalisations datent pour la plupart des années 1920. Du fait de leur vétusté, elles dégradent la qualité de l’eau. Les réservoirs, construits dans les années 1930 à 1950, sont sous-dimensionnés, si  bien qu’ils ne permettent pas de garantir la fourniture d’eau potable et la défense incendie. D’ailleurs en 2011 et 2012, des ruptures de canalisation privent d’eau 80% des Briançonnais pendant plusieurs jours.

 

2019 : un approvisionnement sécurisé avec une eau de meilleure qualité

Après10 ans de chantiers titanesques, la desserte des foyers et la défense incendie sont enfin sécurisées grâce à 5 nouveaux réservoirs qui multiplient par 3 les réserves en eau de la commune. Ils ont déjà fait la preuve de leur efficacité : fin 2015, un violent incendie se déclare à Fontchristianne, heureusement maîtrisé grâce à la nouvelle cuve de 500 m3. Fin 2016, la canalisation de la Draye se rompt. Pendant 24h, les réservoirs des Salettes, qui desservent 80% des foyers, ne sont plus alimentés. Mais grâce au doublement de leur capacité de stockage, la distribution d’eau potable est maintenue sans interruption.

Quant à la qualité de l’eau, elle affiche une nette amélioration, liée au captage de nouvelles sources et au renouvellement de 25 km de canalisations, soit 33 % du réseau.

 

 

Quelques chiffres limpides

Canalisations neuves

2009 : 0
2019 : 30 km

 

Nombre de réservoirs

2009 : 11
2019 : 16  (+68%)

 

Capacité de stockage

2009 : 4200 m3
2019 : 7200 m3 (+71%)

 

Qualité de l'eau

2009 : haute teneur en sulfates et calcaire
2019 : pureté minérale surpassant les normes sanitaires européennes

 

Montant annuel des travaux

2009 : 51400 €
2019 : 1,5 à 2 millions d'euros

 

Nombre d'employés Eau SHD

2009 : 6
2019 : 23

 

 

Traque aux fuites

Pour lutter contre le gaspillage,  l’Agence de l’Eau a sorti la carotte et le bâton : généreuses subventions  aux porteurs de projets de réduction de fuites sur les réseaux, amendes salées pour les autres au-delà de 15% de déperditions.

Avec ses 30% de fuites en 2010 –ramené à 22% en 2019- la RBEA était dans la ligne de mire.  Elle a donc engagé des travaux de sectorisation du réseau : les réservoirs et une partie des canalisations sont désormais équipés de capteurs couplés à des dispositifs de télétransmission. A partir de ce maillage, un programme informatique interroge le réseau, secteur par secteur, afin de localiser d’éventuelles fuites. 

Conçu sur mesure, ce logiciel de 250 000 € a été financé à 50% par l’Agence de l’Eau. Dès la première année, il a permis d’économiser 200 000 m3 d’eau.  Une innovation de pointe présentée en Californie où, face à la sécheresse, la gestion durable de l’eau devient une urgence.

 

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